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Jeudi 1 juin 2006
Les préparations du Chef

Christophe de Abreu, fils d’un couple de notre immeuble, est Chef Patissier chez Ducasse !

Il a décidé de nous préparer de ses amuse bouche, aux mélanges fruités originaux, dont il est le créateur.

Chez Ducasse, on est exigeants non seulement sur les saveurs, les parfums et la texture en bouche, mais aussi sur les couleurs, les formes et la facilité de prise en main.










Les préparations de Christophes sont d’une élégante simplicité qui exige du sens artistique et beaucoup de travail.










La fête peut commencer

Alors que Mohamed-Ali, qui prépare un Master en informatique, exhibe en bon voisin un des T-shirts offerts par l’organisation «Immeubles en Fête», les plateaux d’amuse-bouche commencent à circuler.




Ci-dessous, un collègien de 12 ans grand pour son âge, est à la fois subjugué et perplexe : combien peut-il en prendre ?

Quand il découvre qu’il y a plusieurs plateaux par table, et apprend qu’il y en a d’autres à la cuisine, il fait comme il se doit : un de chaque.

Avant d’en reprendre plus tard. La nuit est jeune !




Les légendes urbaines


Comme nous avons des voisins d’origines diverses, que beaucoup d’entre nous ont voyagé, travaillé ou vécu au loin, et comme notre immeuble ancien est lui-même l’objet de beaucoup d’histoires peu ordinaires et non vérifiées, nous adorons nous raconter des légendes urbaines venant de partout.

Les histoires rebondissent d’un bout à l’autre des tablées et entres les tablées.

Cela commence par une histoire locale : Christophe a utilisé une herbe exotique et poivrée au goût inimitable, le kombava, qui pousse au Nord-Est de Madagascar.

Cela fait très mystérieux et mène – d’une histoire à la suivante – à celle d’une morue, en Algarve, qui a voulu retourner de l’étal du poissonnier à la mer en faisant du stop. Vous voyez le tableau …


On soulève un point : le kombava est-il aphrodisiaque ? Nous décidons que oui. N’est-ce pas une plante mystérieuse dont les chamanes locaux font usage depuis toujours ?

Et puis c’est bien plus drôle comme ça !

Puisque c’est la fête, décide le collègien, il faut un feu d’artifice, ou au moins des pétards. Il récupère des pique saucisses usagés et produit des bruits de pétard en faisant éclater des ballons.

À ce bruit, le chien qui dormait dans le garage se met à aboyer. Les chiens du voisinage lui répondent, provoquant des aboiements de chiens plus éloignés.

Ce boucan réveille un coq d’une cour voisine.

Et nous échangeons des hypothèses délirantes sur la localisation de ce coq.
  • [ Note : notre immeuble est situé dans le 10ème arrondissement de Paris. ]


Parlant du Mondial 2006, les plus sportifs décident de jouer au football. Mais le ballon est si léger qu’il fait ce qu’il veut. On décide d’appeler cette nouvelle discipline le «baudruche-ball dans le noir».

On tenterait bien d’en faire une discipline en démonstration pour les prochains J.O., mais on ne connaît personne au C.I.O.

Tant pis.

Mais où loge donc ce coq ?

Finalement, comme on a bien mangé, on laisse tomber la recherche du coq pour ce soir.





Après avoir bien mangé, bien bu, bien fantasmé sur tout et rien, nous nous apprétons à rentrer chacun chez soi.

Et c’est alors que nous remarquons que cette belle Fête des Voisins n’a pas besoin de Capitaine, vous savez « Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ». Même ceux qui n’habitent pas l’immeuble ne viennent pas de loin et peuvent rentrer à pied.

Comme la morue de l’Algarve, mais plus facile pour eux que pour elle.

Nous levons un dernier verre pour la route, pour l’escalier ou pour l’ascenseur, selon le convive.

Pour cela nous éclusons une sorte d’Amareto des Canaries, aussi alcoolisé que le vrai Amareto di San Lazarro, mais plus sucré. Il paraît que ça fait digérer l’alcool.


Puis une coupe de Champagne, il paraît que ça fait digérer l’Amareto des Canaries.

Maintenant, je dois faire le reportage avec les photos.  Mais pas ce soir, ni mercredi.

Je le promets pour jeudi, et ça y est. Ouf !

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Créativité et Convivialité
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Mercredi 31 mai 2006
  • Le meeting aérien annuel de La Ferté-Allais s’est déroulé les samedi 3 et dimanche 4 juin.   C’est fini pour 2006.

  • Mais en 2007, ce meeting en sera à sa 35ème édition.

  • Pour bénéficier de billets achetés d’avance, moins chers, de coupe-files et autres avantages en 2007, renseignez-vous dès fin avril. Les liens seront les mêmes qu’indiqués ci-dessous.

  • Moi-même, je ne connaissais pas cette fête aérienne avant la date où j’ai publié cet article. Mais maintenant je la connais et je publierai un papier bien plus tôt ;-) .

  • Il y a aussi, en s’y prenant à l’avance, la possibilité d’organiser des visites de groupes – écoles de tous niveaux, associations, groupes créés spécifiquement pour cette visite.
    • [ On pourrait même envisager que des lecteurs de ce blog s’organisent localement dans toute région d’Europe (ou de plus loin, ou de bien plus loin) où l’on trouve des personnes qui parlent français, se retrouvent à Paris ou en région avant d'aller participer au Meeting Aérien de Cerny–La Ferté-Allais, puis se retrouvent sur l’herbe pour un joyeux pique-nique. ]
____________________



Une fête aérienne unique en Europe.


Ce meeting offre à ses 45.000 spectateurs un véritable voyage dans le temps depuis 34 ans.

Un authentique champ d’aviation comme aux temps héroïques ! À quelques dizaines de kilomètres au sud de Paris, sur le sommet d’un plateau, se déroule une piste en herbe à l’ancienne, longue de plus d’un Km. Un aérodrome légendaire, à Cerny, entouré de forêts, est établi au sommet d’une des plus hautes collines de la région.

Jean-Baptiste Salis, puis son fils Jean Salis ont su y conserver et y faire revivre des aéroplanes en toile, en bois ou en métal. Une collection exceptionnelle d’avions uniques au monde, datant d’avant 1940, sont pour la plupart en état de vol.


Un grand spectacle dans les airs et au sol.

Dans les airs, les démonstrations se succèdent de 9h30 à 18h30 : simulations de combats aériens, passages en formation, acrobaties, le tout accompagné d’effets sonores et de mises en scène pyrotechniques synchronisées. Le public découvre l’histoire de l’aviation et est ainsi emporté d’une époque vers une autre.

Le programme du spectacle dans les airs est le même pour samedi et dimanche.

Au sol, près de 150 avions sont rassemblés dans le parc avion, on peut ainsi admirer la collection personnelle de Jean Salis et de l’Amicale Jean-Baptiste Salis, en provenance de toute l’Europe : du Blériot 1909 aux Alphajets de la Patrouille de France, en passant par le Morane Saulnier 230 des débuts de la voltige, le Spitfire de la bataille d’Angleterre, la Forteresse Volante, et bien d’autres appareils qui ont marqué l’histoire de l’aviation, et quelques surprises qui vont la marquer.


Dans le village, plus de 60 stands de maquettes, photos et livres sur l’aviation et son histoire, et des stands d’animation :
  • – simulateurs de vol
  • jeux de combats aériens
  • rétrospectives
  • reconstitution d’un camp militaire : chars d’assauts, avions de guerre, tentes…
  • exposition de vieilles voitures, de chars, défilés…

Le spectacle aérien :
  • simulations de combats dans les airs
  • démonstrations de patrouilles acrobatiques
  • spectacle de voltige et acrobaties aériennes
  • passage en formation du Mirage 2000 de l’Armée de l’Air
  • simulations d’attaques aériennes avec parachutages.


L’entrée coûte 26 € pour une journée, 13 € pour les enfants de 6 à 13 ans, gratuite pour les enfants de moins de 6 ans.

Plan d’accès par vos propres moyens et par les transports en commun.

  • Et si vous êtes un(e) amoureux(se) des avions d’hier et d’aujourd’hui et d’histoire de l’aviation, la revueLe Fana de l’Aviationest un must (Offre 12 mois + 2 hors-série pour 69€).
Allez-y seul(e), en famille, avec des ami(e)s, associé(e)s, confrères, collègues ; amenez des enfants, traînez-y leurs parents. L’aviation, c’est une étape vers la réalisation du rêve de voler, un rêve aussi vieux que l’humanité.

Une excellente journée à coup sûr, qui vous coûtera moins cher qu’un week end à Las Vegas, vous dépaysera bien plus, et vous enrichira l’imagination.

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Technologies
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Mardi 30 mai 2006
Un ami, étudiant dans une école d’ingénieurs, avait visité en son temps l’exposition “YÔKAÏ - Bestiaire du fantastique japonais”.

Comme il avait joué aux Pokemons quand il était petit, il a voulu voir en quoi ceux-ci étaient liés à la vieille culture japonaise.

C’est un sujet qui intéresse beaucoup de gens, chercheurs officiels et curieux pour leur propre compte, car cet ami a trouvé beaucoup de documents sur la filiation qui mène des Terribles Dieux Anciens du Japon ou des Bêtes Terrifiantes – ou YÔKAÏ – aux Pokemons. Notons en passant que Pokemon signifie Pocket Monster (Monstre de Poche), même si certains peuvent sembler “mignons”.

Une page Web que je recommande sur ce sujet (dont je ne soupçonnais même pas l’existence) est “YÔKAÏ - Bestiaire du fantastique japonais”, à lire par ceux que cela intéresse.
  • (Une fois sur le site, cliquez sur le lien “Archives” dans le bandeau en haut de page. Dans la page qui apparaît, cliquez sur le titre de l’article. L’article fait toute la prochaine page et contient des liens intéressants sur le même sujet.)

L’estampe ci-dessous, par exemple, qui date de la Grande Époque des Estampes (vers le XIIè Siècle), montre une foule de joyeux fétards qui défilent déguisés en Terribles Dieux Anciens.

Surprenant, non ? D’autant que les costumes étaient coûteux, longs à préparer, devaient être réparés après chaque fête annuelle, et se transmettaient de parent à enfant à travers les générations. Les familles se regroupaient par quartier ou par famille étendue ou par toute autre forme de communauté. Et les membres s’y entr’aidaient pour la confection et/ou la réparation des costumes, chacun pouvant avoir sa spécialité.

Dans le défilé, chaque groupe était constituée d’une communauté, et l’ordre de passage de ces groupes était fixé par des notions de préséance dont les Japonais ont le secret. Les disputes de prééminence pouvaient conduire à des bagarres entre communautés, et même au meutre. Comme ça pouvait gâcher la fête, ces disputes étaient réglées avant par un Conseil des Anciens, composé de tous les chefs de communautés, avec recours possible au Maire ou même au Préfet de District !

Un traité entre communautés, qui a été signé il y a plusieurs siècles sur ordre et en présence du Préfet de District, est encore valide aujourd’hui. Cela a été confirmé après l’Armistice de 1947 par le Conseil d’État. Il fixait que deux communautés en dispute seraient prééminentes alternativement d’une année sur la suivante. L’arrêt du Conseil d’État est, paraît-il, un modèle d’humour typiquement japonais.


Dans cette estampe, vous constatez que les déguisé(e)s ne sont pas beaux : ils sont affreux (ce sont des YÔKAÏ) mais aussi ridiculisés. Et notez le sens du détail. Ils ont les mains griffues : des gants à griffes ajoutées ; et les pieds sont griffus et en extension comme ceux de Féroces Prédateurs Rapides à la Course : des sortes de mocassins à talonnette en pointe avec des griffes à l’avant.

Les costumé(e)s pouvaient facilement blesser et se blesser, d’où le danger des bagarres et les risques de piétinement et cas de panique. Des accidents mortels ont fait des dizaines de mort. Un incident datant d’il y a deux siècles est encore commémoré aujourd’hui : plusieurs centaines de morts et estropiés.

À toutes les époques, la société japonaise a été dure, raffinée, et strictement ordonnée. La culture de cette société a évoluée avec le temps, mais a gardé ces caractéristiques.

En 1947, après l’Armistice, un chercheur japonais a écrit que la culture japonaise n’avait plus aucune valeur aux yeux des dirigeants, de la bourgeoisie, du peuple des travailleurs des villes et des campagnes et des laissés-pour-compte. Parce qu’ils avaient dû accepter une “reddition sans condition comme un enfant sans mère perdu dans la foule indifférente ou hostile”, leur culture – leur “mère” – n’était plus rien à leurs yeux, ni aux yeux du Monde.

Cet universitaire a été entendu, il a lancé un mouvement.


Les dirigeants d’abord, depuis le plus haut niveau, puis la bourgeoisie ont pris les choses en main et ont ravivé leurs meilleures traditions : le management des entreprises, l’éducation (scolaire et permanente), le marketing (consommation intérieure), la science (de classe internationale avant la Guerre, surtout en biologie, en maths et en physique théorique), la technologie (art de copier en améliorant et en divisant les coûts par 2 ou 3), et la culture. Ils ont tout mis au goût du jour.

Ils sont fiers de leurs résultats et ils existent sans aucun doute aux yeux du Monde.

Sur le plan des YÔKAÏ – notre sujet dans cet article – cela a donné, entre autres, les mangas et les YÔKAÏ-mangas (sur papier et en animations), les Terribles Robots Transformistes … et les Terribles Pockets Monsters ou Pokemons.

Dans le Monde, la majorité des enfants et des adultes pouvant apprendre la lecture et disposer d’un accès à l’Internet consomment de ces objets culturels japonais. Et un nombre important en consomment plusieurs.

*  *  *

Pour les Japonais, la vie est une épreuve difficile. On ne sait pas à quoi ou qui c’est dû – même si chacun peut avoir une opinion. C’est fixé dans la constitution.

Mais quoi que soit la vie, la culture japonaise – chaque philosophie ou religion à sa manière – tâche d’en tirer le meilleur parti pour toute la communauté nationale.

Et de s’en amuser.

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Cultures
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Jeudi 25 mai 2006
C’est bon pour le système nerveux et ça peut être délicieux.

Aujourd’hui, voyant encore de la pluie, je me suis dit : “Mangeons du poisson. On ne sait jamais … si l’eau se met à monter …”.

Alors, je suis allé chez mon excellent marchand de poisson de proximité et j’ai acheté du haddock.

Je vais vous donner ma recette de haddock. C’est celle d’un Grand Chef, cuisinière célèbre dans toute la famille et environs.
  • (Parenthèse culturelle. Le haddock, c’est le nom gastronomique du filet de cabillaud fumé, une merveille.
  • Il faut savoir par ailleurs que les pêcheurs pêchent un poisson qui, dans l’eau s’appelle morue et, dans le bateau s’appelle soudain cabillaud. On va pêcher la morue et on revient avec du cabillaud, dans le genre “pas de pot”.
  • Mais dans certains pays du Nord de l’Europe et chez les Inuit du Canada, on fait macérer le cabillaud nature dans un excédent de sel. Après quelques semaines, on enlève le sel au balai-brosse. Et là – c’est magique – on ne trouve plus de cabillaud mais de la “morue salée”.
  • Sachez enfin qu’on n’a jamais trouvé de haddock fossile dans les couches paléontologiques : le haddock n’était vraisemblablement pas connu des cuisiniers préhistoriques des estuaires et bords de mer. Donc, le haddock c’est récent, c’est djeuns, it’s way cool, Mensch! Fin de parenthèse culturelle.)


Voici la recette. C’est une de celles que pratiquent les meilleurs restaurants et traiteurs de produits de la mer.

  • – Il faut du haddock : 125 grammes par personne. Un filet fait généralement ~250 grammes. Prévoyez donc un haddock pour deux personnes.
  • – Il faut aussi prévoir 3-4 pommes de terre par personne, du persil frisé et du beurre (demi-sel si possible et si vous aimez).
  • – Il faut enfin une bouteille de lait demi-écrémé.
La préparation, quoique durant un peu plus d’une heure et demie, ne demande que très peu de travail. On peut préparer ce plat pratiquement à l’arrivée des invités – à condition d’avoir de la conversation avec l’apéritif – car il doit être servi très chaud.

Vous mettez les haddocks dans une grande casserole et vous les couvrez entièrement et au delà de lait demi-écrémé. Vous laissez macérer pendant une heure.

Vous mettez à cuire les pommes de terre à un moment choisi pour qu’elles soient cuites dix minutes après la fin prévue de la macération des haddocks.

Lavez à grande eau le persil et émincez-le.

À la fin de la macération des haddocks, vous jetez la moitié du lait de la casserole et vous mettez la quantité équivalente d’eau plate du robinet ou d’eau de source.
  • (Préparez – et faites chauffer si vous voulez – autant d’assiettes qu’il y a de convives.)
Mettez la casserole à feu moyen (7 sur une plaque à induction) et attendez jusqu’à ce que le liquide boue. Cela prend une dizaine de minutes. Pour cette phase, vous surveillez la casserole car le lait et l’eau, ça monte aussi vite que le lait seul.

Retirez la casserole du feu. En même temps, les pommes de terre sont juste cuites à votre goût.
Servez joliment un demi haddock, quelques pommes de terre et du persil dans chaque assiette. Le beurre est sur la table. À chacun de s’en servir à volonté pour les pommes de terre.


Aujourd’hui j’ai raté la présentation : la portion de haddock est en plusieurs morceaux.


À savoir : (1) dégustez la chair du haddock mais ne mangez pas la peau, trop salée, qui heureusement se détache bien et (2) il y a quelques grosses arêtes bien visibles et faciles à retirer.

Cette recette de grande maison est simple à préparer pour un effet certain. Elle est un peu chère puisqu’un haddock (2 personnes) coûte autour de 20€.


Il est déconseillé de prévoir une entrée car le plat est copieux, mais un dessert léger sera apprécié, une glace par exemple. Ce plat se goûte mieux avec une bière légère.

Un repas comme celui-ci est une merveille de joyeuse convivialité.

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Créativité et Convivialité
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Dimanche 21 mai 2006
Les giboulées ont cessé. Ce samedi matin, je sors faire les courses du week end. Le ciel est lumineux maintenant, comme il y a une heure.

Tiendra-t-il une heure, que je puisse faire mon marché sans être saucé ? L’air est froid mais agréable à respirer : les pavés, les murs des bâtiments et les toits sont propres. On respire comme à la campagne.

Quand je rentre chez moi avec mes sacs de marché, le ciel pèse de nouveau sur la ville. Un gros nuage “gris et gonflé comme le ventre d’un âne” écrase l’horizon. Et voici maintenant le vent en bourrasques, les giboulés et, soudain, la grêle dense qui rebondit sur l’appui des fenêtres et sur les toits bas voisins, formant un brouillard agité d’invisibles particules en folie.

Tout en rangeant mes courses, je me demande pourquoi j’ai pensé au ventre gris et gonflé d’un âne, moi, un citadin ? Ça y est ! C’est une description dans un roman de Luis Sepúlveda, un écrivain chilien qui a certainement vu plus d’ânes que je n’en verrai jamais.

Quand il fait mauvais comme depuis quelques jours, je suis content en pensant à la nappe phréatique. Elle a terriblement besoin d’eau depuis les années successives de canicule. La végétation, les lombrics, les animaux, les insectes, les oiseaux ont besoin d’eau. Et nous, l’espèce qui se croit dominante, avons besoin d’eau.


Aujourd’hui, c’est un jour à rester chez soi avec un bon livre.

Je décide de relire un conte fantastique de Luis Sepúlveda où il est question des saisons, de la grisaille, de la Ville de Hambourg, de la Mer du Nord, de l’embouchure de l’Elbe – tout à fait ce qui convient pour aujourd’hui – et aussi :
  • – de chats qui miaulent (?!),
  • – de pollution aux hydrocarbures,
  • – d’une mouette nouvelle-née, orpheline, qui miaule “Maman” en se serrant contre le chat Zorbas en sortant de l’œuf,
  • – d’un chat qui met au point une machine volante inspirée d’un dessin original, annoté, de Léonard de Vinci trouvé dans une vieille librairie,
  • – d’une négociation exceptionnelle, extrêmement serrée, entre chats et rats de Hambourg,
  • – d'un chat appelé Vent Debout, vieux loup de mer à la démarche chaloupée, connaissant plus de jurons que le Capitaine Haddock,
  • – de l’éthique et de l’honneur des chats,
  • – et d’un lourd secret partagé par tous les chats du monde, “Le Tabou”, dont vous connaîtrez la légende pleine de contradictions sans jamais pouvoir la vérifier.

Et tout cela tient dans un petit livre de poche de moins de 120 pages, aux marges confortables, aux caractères assez gros pour être lus par un enfant dès huit ans !

Tel est le talent de conteur de Sepúlveda (et de sa traductrice) !

On sourit souvent, on rit quelquefois, et on est ému à la fin.

Si le temp se maintient à la pluie, c’est un temps idéal pour lire ou relire “Histoire d’une Mouette et du Chat qui lui apprit à voler” de Luis Sepúlveda, traduit de l’Espagnol (Chili) par Anne-Marie Métailié, édité chez Plon dans sa collection “Suites”.

Vous le trouverez dans tout ce qui ressemble à une librairie pour 5€ (c’est un parti-pris délibéré de la collection “Suites”).


Ce conte écologico-philosophico-fantastique, supposé pour enfants, n’est pas réservé aux enfants. C’est une histoire qui doit plaire autant aux petites qu’aux grandes personnes capables de rêver, de rire et de s’émouvoir.

Je vous le recommande en tout temps, quelle que soit la météo, et surtout maintenant.

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Lecture
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Samedi 20 mai 2006
En observant la manière dont on regarde, on peut découvrir plusieurs curiosités.

D’abord, si vous observez l’image ci-dessous d’une photo dilatée artificiellement, vous voyez bien que cette photo est composée de points de couleur séparés ou partiellement superposés. Pourtant la photo, regardée normallement, semblerait composée de couleurs continues.


Surprenant ? Pas vraiment.

Éloignez-vous de votre écran jusqu’à ce que vous voyez la photo ci-dessus apparaître comme normale, non pointillée. À partir de cette distance les points semblent s’être rapprochés, et la rétine de l’œil ne peut plus les distinguer.

Les ingénieurs et technicient qui ont mis au point les écrans d’affichage ont tenu compte de cela, du fait que le pouvoir séparateur de la rétine est limité. Ils ont donc travaillé à rapprocher les points actifs de l’écran jusqu’au moment où la rétine ne pouvait plus les distinguer les uns des autres, même en se plaçant à 30 cm.


Mais voici quelque chose de plus inattendu.

On ne regarde pas seulement avec les yeux mais avec tout son corps – cerveau compris. Vous voulez un exemple ?

Regardez cette photo d’un macaron, croustillant à l’extérieur, fondant à l’intérieur, au parfum de chocolat comme l’indique sa couleur.

On voudrait le prendre, le croquer, l'écraser entre la langue et le palais, en sentir et goûter les saveurs.
  • (J’espère que vous aimez le chocolat, sinon l’expérience ne marche pas bien ;). )

D’où vous viennent donc ces information de texture et de parfum ? De votre écran, un rectangle lumineux, sans relief, couvert de plages de couleurs continues ? Certainement pas.


Ces informations viennent de l’interaction du corps (œil) et du mental (cerveau éduqué) et de la rétroaction du mental sur le corps (organes tactiles, olfactifs et gustatifs).

Autrement dit, ce sont votre éducation et vos expériences personnelles – à quoi il faut ajouter la culture dans laquelle vous vivez – qui ont formé votre vision de ce gâteau.


Il n’y a pas, normalement, de vision purement physique attribuable à l’œil seul, sauf chez les nourrissons.


En quoi ceci concerne notre créativité ?

Vous pouvez vous amuser à regarder ce que vous voyez comme des plages de couleurs continues sans signification imposée. (Certain(e)s trouvent cela plus facile en fermant les yeux à moitié.)

Vous pouvez ainsi vous dégager peu à peu des significations qui se sont imposées par votre éducation et vos expériences.

Alors mettez dans ces tâches les significations que vous voulez en faisant comme les enfants, qui voient des maisons, des vaches ou des visages dans les nuages qui passent.

Cet exercice très simple peut enrichir votre vision du monde.


Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Pensées “à haute voix”
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Mercredi 17 mai 2006
Une petite chambrette sous les combles. On imagine un  poète  blogueur dans les affres de l’inspiration. N’est-ce pas une vision romantique à souhait ?


Aujourd’hui, je me sens d’humeur à parler du blogging, le fait de tenir un blog. Cela peut-être une activité très créative, source de beaucoup de plaisir (et de plus ou moins de travail).

Avant de vous lancer, vous devez d’abord envisager quel genre de blog vous voulez tenir. Il y a en effet plusieurs types de blogs. Nous ne nous intéressons ici qu’aux blogs de loisir.
Les blogs de loisir présentent une grande variété, et votre premier soin sera de choisir un genre correspondant à votre but, au temps dont vous disposez et à vos moyens techniques.


Quel est votre but ? Quelques exemples :
  • – Tenir un journal personnel destiné au public général, à périodicité variable.
  • – Tenir un journal personel ou familial privé à périodicité variable, sorte de correspondance avec de la parentèle éloignée ou des amis lointains, avec mot de passe pour la lecture afin de n’y laisser entrer que votre public choisi, parents et/ou amis.
  • – Tenir un blog à plusieurs — possible si vous partagez le mot de passe d’écriture (il y en a obligatoirement un) que vous ne communiquerez à personne d’autre —, blog dans lequel chacun des membres, où qu’il/elle soit, pose son délire quand ça le prend ou suivant un ordre.
  • – Tenir un blog sur votre passion : collections, trains électriques, Meccano, sudoku, élevage de bonsaïs, pratique d’arts martiaux, randonnées, pratique de l’escalade, KPL, publication de photos, d’illustrations, de recettes culinaires, écriture de nouvelles ou de poèmes, etc.

De combien de temps disposez-vous par semaine ou par mois ?

Un des aspects les plus importants du blogging est une certaine régularité dans la parution des articles. Des lecteurs s’attacheront à votre travail si (1) ils s’intéressent à votre sujet, évidemment, et si (2) ils peuvent compter sur vous pour un plaisir périodique.

Comme on ne peut pas plaire à tout le monde, la taille de votre public dépendra de votre capacité à atteindre les gens qui partagent votre intérêt. Mais dans tous les cas, personne ne vous suivra longtemps si vous mettez votre blog à jour moins d'une fois par mois, ou bien si vos délais de parution varient erratiquement de trois jours à trois semaines.

Ne croyez pas qu’une fois par mois soit insuffisant. C’est suffisant si vos lecteurs savent qu’ils auront un article passionnant tous les premiers lundis de chaque mois, par exemple, ils attendront votre parution avec impatience. Une périodicité mensuelle est bien adaptée aux sujets à évolution lente, ou exigeant une forte culture ou des connaissances pointues de la part des lecteurs.

Donc, soyez réaliste : une fois par mois, une fois par quinzaine, une fois par semaine ou plus ? Vous décidez et vous vous y tenez … à peu près.


Quels moyens utilisez-vous ?
  • – Vous créez tous les textes, photos, documents sonores, etc. vous-même.
  • – Vous publiez des documents libres de droits venant du Web en plus de vos créations.
  • – Votre blog ne consiste qu’en documents libres de droits incorporés dans votre blog, par vous ou bien automatiquement (par backtracking par exemple).
  • (Soyez bien sûr de vérifier les droits associés aux documents que vous copiez dans votre blog : votre responsabilité civile et pénale peuvent être engagées. La première sanction peut être l’éjection pure et simple par votre hébergeur.)
Le blog le plus simple à mettre en œuvre ne comporte que des textes créés par vous. Cela représente déjà du travail, surtout quand vous débutez et que vous n’êtes pas encore organisé(e), mais cela permet de démarrer très vite. Il y aura plus de préparation, donc de travail, si vous ajoutez vos illustrations ou vos photos.


Il existe un certain nombre d’hébergeurs de blogs. Je me permets de recommander OverBlog parce que je l’utilise ici même et que j’en suis content, après en avoir testé quelques autres, dont certains ne savaient même pas afficher correctement les caractères spécifiques à la langue française quel que soit le navigateur utilisé.
  • (Mais il y en a plusieurs autres qui sont bons, d’après des relations qui les utilisent, donc je n’insiste pas :).)
Un bon hébergeur devra, comme le fait OverBlog, afficher correctement vos caractères et vos photos, être gratuit, ne pas vous imposer de publicité, ne pas éjecter votre blog sous prétexte que votre cadence de parution ne leur convient pas, ou que vous n’avez pas assez, ou trop de visiteurs. Ce bon hébergeur ne doit pas tomber en carafe plusieurs fois par semaine, ni supprimer une partie de vos publications suite à un incident technique.

Un bon hébergeur devra aussi permettre aux blogueurs d’accéder à des forums privés où des personnes compétentes pourront donner des conseils aux débutants, ou à des personnes qui décident, après un certain temps, d’utiliser une possibilité du système exigeant un peu de technique.

Alors ça y est, vous êtes décidé(e) ?

Vous allez créer votre blog et partager votre passion, votre enthousiasme et faire apprécier votre créativité ?

Allez-y franchement !

Vous entendrez peut-être des âmes chagrines vous dire que ce n’est pas amusant de tenir un blog, que ça devient une servitude de publier avec régularité, qu’il y a des jours où l’on n’a pas d’idée.
C’est FAUX, ARCHI FAUX !


Ce n’est pas le manque d’idées le problème, c’est l’absence de moyens d’expression : il arrive que vous ne sachiez pas comment présenter votre idée du jour. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela : cette idée est trop neuve pour vous, pas encore digérée ou pas encore recherchée, ou bien vous doutez de son intérêt pour votre public, ou bien vous avez trop fêté votre anniversaire, ou bien … .

Mais supposons que ce soit “le jour de l’article”. Dans ce cas, faites ce que font les auteurs professionnels. Il savent pouvoir écrire cet article, mais plus tard : ils ont déjà fait des recherches, ils ont accumulé des notes, mais ils ne se sentent pas prêts. Cela arrive.

Alors pour l’article du jour, ils se rabattent sur un autre sujet, un sujet qu’ils peuvent traiter immédiatement sans recherche. Et ils sortent leur article à temps.


Vous voyez bien que ça marche : c’est juste ce que je viens de faire ;-) .

Mark Neagu – mark@loisirscreatifs.org
Par Mark - Publié dans : Créativité et Convivialité
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Votre hôte

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Un petit enfant rit à peu près quarante fois par jour ; une grande personne beaucoup, beaucoup moins.

Un enfant est naturellemen créatif et imaginatif ; une grande personne, ça dépend.

Toutes choses égales par ailleurs, on peut donc émettre l’hypothèse que rire plus souvent pourrait favoriser la créativité.

Donc s’entraîner à rire pourrait, ajouté à d'autres exercices, développer la créativité.

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à la fois du matériel,
des
fournitures et
les réponses à la
question
“Où se former?”


Les Vendredi 17,
Samedi 18
et
Dimanche 19 Novembre 2006

Parc des expositions de Cergy-Pontoise.




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