Vendredi 30 juin 2006
Voici ma Quatrième nouvelle publiée dans ce blog : « Saint Valentin » ci-dessous.
Saint Valentin
J’arrive en avance dans la salle de réunion pour installer mon matériel.
Je vois entrer une fille. Elle pose rapidement une douzaine de sets, soucoupes, tasses et petites cuillères sur la table nue de la salle de réunion, sans qu’on entende le tintement des tasses et cuillères dans les soucoupes.
Elle attire immédiatement mon intérêt et, tout le reste de la journée, je l’observe chaque fois que j’en ai l’occasion. Elle n’est pas impressionnante mais pour moi, qui sais regarder, elle est remarquable.
Elle peut rester immobile sans avoir cet air absent qu’on observe chez les apathiques, ni cet air pénétré – on se demande par quoi – propre à ceux qui prétendent avoir atteint la sérénité. En fait, elle perçoit activement son environnement sans avoir besoin de bouger. Et quand elle bouge, elle s’active en vue d’un résultat défini, sans sécheresse ni précipitation.
Elle n’est qu’une petite employée dans cette firme où je suis venu délivrer un séminaire à l’état-major, et ma consultation se termine ce soir même. Je voudrais pourtant la revoir mais ne puis rien manifester. Chez un client, vous pensez !
Je quitte mon client vers 18 heures 30 : ils sont ravis de mon séminaire sur la gestion des devises, et très contents des exercices pratiques sur cas réels.
En rentrant au bureau pour y déposer mes diapos et mon ordinateur portable, je trouve une note de ma secrétaire demandant de rappeler une certaine Mademoiselle Maï à un numéro indiqué.
Je ne connais pas de Demoiselle Maï mais je rate un battement de cœur : la fille que j’ai observée avec tant d’intérêt, aussi invraisemblable que cela semble, j’espère que c’est elle qui m’a laissé ce message.
Je m’installe dans mon fauteuil, baille, m’étire longuement, décroche le téléphone et compose le numéro figurant sur la note.
Je vois entrer une fille. Elle pose rapidement une douzaine de sets, soucoupes, tasses et petites cuillères sur la table nue de la salle de réunion, sans qu’on entende le tintement des tasses et cuillères dans les soucoupes.
Elle attire immédiatement mon intérêt et, tout le reste de la journée, je l’observe chaque fois que j’en ai l’occasion. Elle n’est pas impressionnante mais pour moi, qui sais regarder, elle est remarquable.
Elle peut rester immobile sans avoir cet air absent qu’on observe chez les apathiques, ni cet air pénétré – on se demande par quoi – propre à ceux qui prétendent avoir atteint la sérénité. En fait, elle perçoit activement son environnement sans avoir besoin de bouger. Et quand elle bouge, elle s’active en vue d’un résultat défini, sans sécheresse ni précipitation.
Elle n’est qu’une petite employée dans cette firme où je suis venu délivrer un séminaire à l’état-major, et ma consultation se termine ce soir même. Je voudrais pourtant la revoir mais ne puis rien manifester. Chez un client, vous pensez !
Je quitte mon client vers 18 heures 30 : ils sont ravis de mon séminaire sur la gestion des devises, et très contents des exercices pratiques sur cas réels.
En rentrant au bureau pour y déposer mes diapos et mon ordinateur portable, je trouve une note de ma secrétaire demandant de rappeler une certaine Mademoiselle Maï à un numéro indiqué.
Je ne connais pas de Demoiselle Maï mais je rate un battement de cœur : la fille que j’ai observée avec tant d’intérêt, aussi invraisemblable que cela semble, j’espère que c’est elle qui m’a laissé ce message.
Je m’installe dans mon fauteuil, baille, m’étire longuement, décroche le téléphone et compose le numéro figurant sur la note.
- — Maï Taï.
- — Jacques Santue. J’ai trouvé un message demandant de vous rappeler.
- — Ah ! Je vous remercie de me rappeler si rapidement. Vous … vous savez qui je suis ?
- — Sauf erreur, vous êtes une personne qui bouge vite quand il faut et qui ne bouge pas quand ce n’est pas nécessaire.
- — Hi, hi ! Et vous, vous êtes le monsieur qui regarde avec intérêt une petite employée stagiaire sans intérêt.
- — Je voudrais tout savoir de vous. Je veux dire … j’ai des tas de questions à vous poser. Je voudrais vous parler.
- — …
- — Êtes-vous libre à dîner ce soir ?
- — Le problème, c’est que je viens de rentrer après ma journée, qu’il bruine et que je n’ai pas envie d’affronter le froid …
- — Ah.
- — … d’autant que j’ai déjà pris mon bain et que je me sens pas le courage de me rhabiller pour sortir.
- — Je vois.
- — Supportez-vous la cuisine asiatique ?
- — J’adore !
- — Bon, alors il y a un traiteur vietnamien pas loin de chez moi. Venez. Je vous indiquerai et, si vous voulez, on dînera ici. Voici mon adresse.
* * *
J’arrive devant sa porte à 20 heures. Je sonne et j’entends : « Un instant ». Lorsqu’elle m’ouvre la porte, elle finit de nouer la ceinture d’un minikimono de soie. Elle l’a endossé à la va-vite, semble-t-il, et il n’est pas droit sur elle.
Elle m’attendrit : elle a dû passer cinq minutes devant le miroir en pied, dans l’entrée, à régler le dérèglement de son vêtement.
Elle m’attendrit : elle a dû passer cinq minutes devant le miroir en pied, dans l’entrée, à régler le dérèglement de son vêtement.
* * *
- — J’avais pensé à t’envoyer chez le traiteur en bas, mais maintenant il est fermé.
- — Je comprends, mais j’ai une faim de loup.
- — Moi aussi, et j’ai envie de sortir, de prendre des forces, d’écouter de la bonne musique et de rentrer avec toi : nous avons tout le week end.
- — J’ai faim, te dis-je ! Je vais d’abord te manger.
- — Aah ! Tu as déjà tout mangé. Il ne reste plus rien !
- — L’amour, c’est comme un compte de fées : une fille, plus on en mange, plus on y trouve à manger.
On finit par sortir vers 23 heures. Bras dessus-bras dessous, les jambes pas très sûres, on marche en zigzag jusqu’à un taxi qui passe opportunément.
* * *
- — Une moule à la Gueuze, une moule au curry. Vous voulez des frites avec ?
- — Ah, oui alors ! Avec de la mayonnaise, s’il vous plaît.
- — Et vous, Monsieur ?
- — Non merci. Je taperai dans ses frites.
- — Disons une frite, et si vous avez faim après …
Nous sommes en vitrine à la terrasse couverte et bien chauffée d’un authentique restaurant belge tenu par des Normands à Paris. Le restaurant est petit, mais réputé pour ses bières – variées et bien tirées – et pour la robuste qualité de sa cuisine. On a dû attendre vingt minutes au bar avant d’avoir une table, d’autant qu’on est vendredi et que c’est la Saint Valentin.
- — Cette odeur de bonne cuisine me met en transe !
- — Oui, elle nous saisit dès qu’on ouvre la porte.
- — Quelle bonne idée ! Comment y as-tu pensé ? Tu es un amateur de bières ?
- — Surtout de moules.
- — C’est vrai que les Belges … Est-ce que tu crois que les moules sont aphrodisiaques ?
- — Eh bien, c’est beaucoup de protéines et c’est assez hypertenseur, donc …. Et il y a aussi la théorie des signatures.
- — C’est quoi, ça ?
- — Au Moyen-Âge, il existait une théorie selon laquelle la nature bienveillante signe les bons aliments et bonnes médecines en leur donnant un aspect qui rappelle un aspect de l’organe à nourrir ou à soigner.
- — Alors les moules, c’est bon pour le sexe des femmes ?
- — C’est ce qu’on pensait au Moyen-Âge.
Lorsque les moules arrivent, nous décidons de partager : d’abord les moules à la Gueuze, moins fortes au goût, puis les moules au curry. Nous mangeons sans les couverts, ce qui donne lieu à un jeu : nous saisissons la même moule, chacun tire sa coquille … et un seul mange.
Nous parlons surtout par interjections et onomatopées de BD, et nous nous amusons beaucoup.
Comme il devient évident qu’elle mange plus souvent que moi – elle aime gagner et j’aime la regarder manger – on finit la seconde marmite de moules au bouche-à-bouche : elle me passe beaucoup des moules qu’elle gagne.
Nous parlons surtout par interjections et onomatopées de BD, et nous nous amusons beaucoup.
Comme il devient évident qu’elle mange plus souvent que moi – elle aime gagner et j’aime la regarder manger – on finit la seconde marmite de moules au bouche-à-bouche : elle me passe beaucoup des moules qu’elle gagne.
- — Avoue que je suis gentille.
- — Tu est très gentille. Et tu tiens bien ton rôle de femme.
- — Comment ça ?
- — C’est à la femme de nourrir son homme, non ? Et tu fais ça très bien.
- — Décidément tu ne penses qu’à ça … manger je veux dire.
- — Hé !
- — Ma mère m’avait prévenue. Ah ! Nous, pauvres femmes … Freud avait raison, il nous manque un pénis.
- — Freud était un crétin. Il n’a même pas remarqué … Regarde la vérité en face : d’accord, de nous deux, c’est moi qui ai le pénis, mais …
- — C’est moi qui ai la télécommande. Je sais.
- — Ouaah ! Je croyais t’apprendre quelque chose ! Tu sais, je t’aime de plus en plus. Je t’aime vraiment. Je … je t’aime quoi …
- — Moi aussi, je t’aime vraiment.
Je m’ébroue comme un chien qui sort de l’eau.
- — Bon ! Si on passait au dessert ?
- — D’accord. Il est temps de penser à toi : deux bananes.
- — Si c’est pour la signature, une banane c’est trop courbe. Je propose plutôt deux crèmes brûlées. Il y a du sucre de canne.
- — La canne à sucre c’est … parfait pour moi.
Elle prend un air rêveur :
- — J’aimerais me promener toute nue dans un champ de cannes à sucre, partout, jusqu’à l’horizon. En marchant, je courberais les longues tiges, elles caresseraient mes cuisses …
- — Ces messieurs-dames prendront un dessert ?
- — Deux cuisses à sucre … euh …cannes brûlées … deux …
- — Excusez-le, il est dans son petit nuage. Deux crèmes brûlées.
* * *
- — Où est-ce que tu m’amènes ?
- — Pas loin, dans une boîte où passent de très bons musiciens de jazz. Tu aimes ?
- — Je n’aime pas, j’adore. Tu n’as pas encore eu l’occasion de voir ma collection de musique. Tu verras.
Durant les quelques minutes qui suivent, nous échangeons nos goûts musicaux.
- — Et voilà ! Nous sommes arrivés.
- — C’est tout petit, on pourrait passer devant sans le voir !
- — Tout se passe dans les profondeurs de la cave.
Je pousse la porte et la précède. Ça ressemble à un bar à la décoration ancienne.
En fait c’est un bar à la décoration ancienne.
Le comptoir fait face à la porte. Le trou d’un escalier descendant, à droite du bar quand on entre, semble mener aux toilettes.
En fait il mène aux toilettes.
Mais on entend une sono. À mesure qu’on descend, la musique devient plus forte. Une fois en bas, on jurerait qu’il y a un vrai orchestre.
En fait il y en a un.
Et c’est pour la musique qu’on fréquente cet endroit. Je voudrais trouver une table au fond, face à l’orchestre, comme d’habitude. Mais d’habitude, je ne viens pas le vendredi. Et c’est la Saint Valentin, en plus ! Les seules tables encore libres ne permettent même pas de voir l’orchestre.
Le serveur nous propose une alcôve à deux places, et Taï décide que nous serons bien là :
En fait c’est un bar à la décoration ancienne.
Le comptoir fait face à la porte. Le trou d’un escalier descendant, à droite du bar quand on entre, semble mener aux toilettes.
En fait il mène aux toilettes.
Mais on entend une sono. À mesure qu’on descend, la musique devient plus forte. Une fois en bas, on jurerait qu’il y a un vrai orchestre.
En fait il y en a un.
Et c’est pour la musique qu’on fréquente cet endroit. Je voudrais trouver une table au fond, face à l’orchestre, comme d’habitude. Mais d’habitude, je ne viens pas le vendredi. Et c’est la Saint Valentin, en plus ! Les seules tables encore libres ne permettent même pas de voir l’orchestre.
Le serveur nous propose une alcôve à deux places, et Taï décide que nous serons bien là :
- — D’accord, nous ne verrons rien mais nous profiterons de la musique.
- — Et on ne nous verra pas.
- — Toi, tu as une idée derrière la tête.
- — Oh ! Comment pourrais-je ? Ça déplacerait mon auréole !
- — Saint Jacques, je l’ai rencontré à la Saint Valentin.
* * *
- — Je comprends pourquoi tu m’avais demandé de ne rien mettre sous ma robe. Mais arrête, pas maintenant.
- — Mais …
- — Arrête !
- — Décidément, tu as toujours une longueur d’avance.
- — Nous, les femmes, si on n’avait pas plusieurs longueurs d’avance, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus personne dans le coin !
— Moins de discours et plus d’action, Monsieur !
* * *
Pour sortir de l’alcôve, vers 2 heures du matin, j’ouvre le rideau. Une feuille de papier tombe par terre. Je la ramasse, souris et la montre à Taï. On y lit :
DON’T DISTURB — VALENTINE DAY IN PROGRESS
À trois tables de là, je vois deux couples d’Américains qui m’observent, hilares.
Comme c’est la pause de la musique, je vais leur demander si nous pouvons nous asseoir avec eux : de là on voit l’orchestre. Je vais chercher Taï. Nous nous présentons les uns aux autres, et je puis enfin m’absenter un moment.
Comme c’est la pause de la musique, je vais leur demander si nous pouvons nous asseoir avec eux : de là on voit l’orchestre. Je vais chercher Taï. Nous nous présentons les uns aux autres, et je puis enfin m’absenter un moment.
* * *
- — Quelle descente, ces Américains !
Taï ne répond pas. Elle vient de s’endormir contre mon épaule.
C’est le chauffeur du taxi, un Martiniquais, qui continue la conversation : un large échange de vue très environnementaliste sur les mérites comparés des divers rhums agricoles.
Quand je lui confie que j’ai bu six verres de « Marie Galante », il met en doute mon aptitude à honorer ma compagne dans les heures qui suivent. « Mais, ajoute-t-il, au réveil, après quelques heures de sommeil, vous allez pouvoir l’éblouir. La canne à sucre est extraordinaire. »
Voilà ce que l’on peut entendre à quatre heures et demie du matin dans un taxi parisien conduit par un Martiniquais bienvieillant et philosophe.
C’est le chauffeur du taxi, un Martiniquais, qui continue la conversation : un large échange de vue très environnementaliste sur les mérites comparés des divers rhums agricoles.
Quand je lui confie que j’ai bu six verres de « Marie Galante », il met en doute mon aptitude à honorer ma compagne dans les heures qui suivent. « Mais, ajoute-t-il, au réveil, après quelques heures de sommeil, vous allez pouvoir l’éblouir. La canne à sucre est extraordinaire. »
Voilà ce que l’on peut entendre à quatre heures et demie du matin dans un taxi parisien conduit par un Martiniquais bienvieillant et philosophe.
* * *
Il est 14 heures, samedi.
- — Tu te rends compte ? On dort une heure et on recommence. Et je commence à avoir grand faim.
- — Je vais aller acheter à manger avant de mourir complètement.
- — D’accord, mais fais vite. Moi, je suis déjà mort. COUIC !
Je la regarde pendant qu’elle s’habille. C’est rapide : elle enfile un jogging et des baskets. Je m’endors en rêvant d’une fille en sucre dans un champs de canne. C’est moi qui fais la canne.
Elle a un goût poivré. La fille en sucre ? Pas normal ! Je me réveille avec sa langue dans ma bouche.
Elle a un goût poivré. La fille en sucre ? Pas normal ! Je me réveille avec sa langue dans ma bouche.
Elle s’écarte. Ça fait PLOP.
- — Je t’ai laissé dormir une heure et ça fait un quart d’heure que je te secoue, pour rien. Et j’ai retiré la couette pour que le froid te réveille, pour rien. Et j’ai enfin trouvé le truc pour te sortir de tes rêveries érotiques.
- — Sans la couette, je ne peux pas nier, Votre Honneur. Mais … sont-ce des œufs au bacon dont je hume le parfum ?
Pendant que je me redresse, elle prend l’assiette posée sur la table de chevet, me la donne et s’assoit à côté de moi.
- — Mange.
- — Et toi ?
- — Moi ? J’ai déjà eu le temps de liquider deux repas.
Je dévore le contenu de mon assiette. Elle me regarde pendant toute l’opération. Quand j’ai fini, je lèche l’assiette et fais mine de la croquer.
- — Comment s’appelle la délicieuse croûte sous les œufs, Taï ?
- — Cela s’appelle une assiette en terre cuite, Amigo.
- — Tu connais aussi Lucky Luke ? Je t’adore !
L’assiette et les couverts tombent sur la moquette pendant que je la bascule sur le lit.
Plus tard, après un court repos, nous décidons de sortir nous promener, pour profiter de ce qui reste de cette fraîche journée ensoleillée, et de dîner dehors.
Plus tard, après un court repos, nous décidons de sortir nous promener, pour profiter de ce qui reste de cette fraîche journée ensoleillée, et de dîner dehors.
* * *
La nuit suivante, Taï a fait un rêve qui l’a tellement impressionnée qu’elle m’a réveillé pour me le raconter immédiatement.
- — Nous étions au siège de La Rochelle. Toi, tu tirais sur les papistes de Richelieu ; moi, je chargeais les mousquets. Nous savions que nous allions mourir et nous nous sommes jurés de nous retrouver. Je veux te le dire tout de suite pour ne pas oublier. … Tu y crois, toi, à ces trucs ?
- — Oui Marianne.
- — Marianne ? … Oui ! C’était Marianne ! Tu m’appelais Marianne dans mon rêve ! Comment sais-tu ?
- — Comment aurais-je pu t’oublier, ma Chérie ?
- — Mais dis-moi, toi, espèce de …
- — … qu’est-ce que tu as fait tout ce temps, depuis La Rochelle ?
- — Je courais la gueuse.
- — Espèce de … polygame temporel ! Je m’en vais t’en faire voir, moi, des gueuses !
* * *
Et elle m’en a fait voir des gueuses, et des fille romantiques, et de tendres amoureuses, et des putains de luxe, et des femmes d’affaire, et des redresseuses de tort, et des mères dures, tendres et attentionnées, et des grands-mères pleines de malicieuses sagesse.
Elle m’a fait voir toutes les femmes en une femme.
Elle vient de mourir, entourée de l’affection des siens. Je ne lui survivrai pas de beaucoup.
Nous nous accordons un petit congé avant de nous retrouver pour de nouvelles aventures.
Elle m’a fait voir toutes les femmes en une femme.
Elle vient de mourir, entourée de l’affection des siens. Je ne lui survivrai pas de beaucoup.
Nous nous accordons un petit congé avant de nous retrouver pour de nouvelles aventures.
Mark Neagu — mark@loisirscreatifs.org
